Le samedi 14 février, le public a vécu une soirée d’une rare intensité, portée par deux artistes d’exception : le pianiste Finghin Collins et le baryton-basse Jochen Kupfer. Ensemble, ils ont proposé une interprétation profondément habitée du célèbre Voyage d’hiver de Franz Schubert.
🎼 Un chef-d’œuvre du romantisme
Composé en 1827, Winterreise est l’un des cycles de lieder les plus emblématiques du répertoire romantique. À travers 24 chants inspirés des poèmes de Wilhelm Müller, Schubert nous entraîne dans l’errance d’un homme marqué par un amour perdu, avançant seul dans un paysage hivernal aussi symbolique qu’intérieur.
Jochen Kupfer a livré une interprétation d’une grande profondeur, entre retenue et intensité, traduisant avec justesse toute la richesse émotionnelle de l’œuvre. Au piano, Finghin Collins a su créer un écrin sonore subtil, jouant avec les nuances et les silences pour accompagner ce voyage intérieur.
🎹🎤 Deux artistes au service du texte et de la musique
Reconnu pour la finesse de son jeu et son sens du détail, Finghin Collins s’impose sur les scènes internationales comme un pianiste à la fois élégant et profondément expressif.
À ses côtés, Jochen Kupfer, baryton-basse à la voix chaleureuse et nuancée, est particulièrement apprécié pour son interprétation du répertoire allemand, où texte et musique ne font qu’un.
Leur complicité artistique et leur écoute mutuelle ont donné toute sa force à ce récital, porté par une grande sincérité d’interprétation.
❤️ Une Saint-Valentin en clair-obscur
À l’occasion de la Saint-Valentin, cette soirée a offert une vision plus intime et nuancée de l’amour. Loin des clichés, elle a exploré ses fragilités, ses blessures, mais aussi sa force transformatrice.
Dans une atmosphère recueillie, le public a partagé un moment suspendu, presque hors du temps — une façon sensible et authentique de célébrer l’amour autrement.
✨ Un instant suspendu
Ce concert restera comme une parenthèse précieuse, où musique et poésie se sont entremêlées pour toucher au plus profond. Une invitation à ralentir, ressentir, et se laisser traverser par la beauté intemporelle de l’œuvre de Schubert.
Photos © Camille Hue
